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Lyon / Botafogo, John Textor nie toute magouille

John Textor s'explique
Publié le par Clément Vales Icon Sport

Après une série de transferts impliquant l'OL et Botafogo, tous deux appartenant à John Textor, ce dernier a pris la parole sur X (anciennement Twitter), expliquant sa méthodologie pour évaluer la valeur marchande des joueurs échangés au sein de sa galaxie Eagle Football.

Nouvel épisode dans la série des joies de la multipropriété. Celui-ci prend des airs de masterclass dispensée par John Textor sur son réseau social favori, X (ex-Twitter). Tandis que l’OL a officialisé hier soir les signatures de Lucas Peri et Adryeslon en provenance de Botafogo, Jeffinho a fait le chemin inverse pour rejoindre le club carioca sous forme de prêt, un an après l’avoir quitté. Ces mouvements suscitent naturellement des interrogations parmi les observateurs du football, tant au Brésil qu'en France.

Comment Textor définit la valeur marchande d’un joueur ?

Face aux doutes émergents quant aux récentes opérations, le boss s’est expliqué : "Quand un transfert a lieu entre deux clubs contrôlés, nous estimons la valeur grâce à Transfermarkt et nous ajustons les caractéristiques de la transaction. Dans ce cas, il ne s'agit que d'un achat de 50%." Une clarification qui peut sembler simpliste, le site spécialisé dans les transferts ne délivrant que des estimations et n’ayant donc aucun caractère officiel. D’autant que cette version prend un coup dans l’aile si l’on analyse le cas de Jeffinho. Évalué à 1,5 million d’euros par TransfertMarkt à son arrivée à Lyon, le Brésilien avait pourtant fait l’objet d’une transaction moyennant 10 millions d’euros.

Textor revient sur la double opération Perri - Adryelson

Dans sa publication, Textor fait référence à l'achat à hauteur de 50% des contrats concernant les deux nouvelles recrues brésiliennes. Or, l'Olympique Lyonnais a bien acquis 100% des droits Lucas Perri et Adryelson, la multipropriété étant prohibée en France. Mais John Textor a usé d'une petite subtilité pour contourner la règle. Bien que les joueurs aient une valeur estimée à 8 millions d'euros chacun, l'OL a payé seulement 3,25 et 3,58 millions d'euros respectivement, soit environ la moitié de leur valeur. Cette stratégie repose également sur une clause permettant à Botafogo de recevoir 50% d'une éventuelle revente, comme précisé dans un communiqué de l’OL.

John Textor a défendu cette approche en soulignant que si sa société, Eagle, finance les pertes des clubs et crée de la valeur, elle est légitime de récolter les fruits des investissements consentis. "Si chaque club subit des pertes continues et qu'Eagle (société de Textor) finances ces pertes, investit dans l'avenir et crée de la valeur pour chaque club... alors à qui appartient l'argent ? Tu devrais suivre un cours de finance", a publié dans un second post, le dirigeant de 58 ans. L’invitation à une autre leçon est lancée !


Mon action favorite ? Un une-deux entre les bords de la Garonne et les potreros du Río de la Plata. Supporter du TéFéCé et socio d'Argentinos Juniors. 

Photo de Clément Vales