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ITV Bernard Casoni : « À Orléans, j’ai été victime d’un règlement de compte »

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Publié le par Melvin Moya Icon Sport

Démis de ses fonctions d’entraîneur de l’US Orléans (National), le 6 novembre dernier, après les révélations de France Bleu Orléans et les accusations de racisme de plusieurs joueurs orléanais à son encontre, Bernard Casoni livre ses vérités pour Daily Mercato sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre. 

Bien décidé à laver son honneur, Bernard Casoni a accepté l’invitation de Daily Mercato pour donner sa version des faits concernant son départ mouvementé de l’US Orléans (National) en novembre dernier. Démis de ses fonctions d’entraîneur après les allégations de propos racistes par plusieurs de ses joueurs, le Cannois clame son innocence et dénonce un règlement de compte à son encontre. Dans un moment plus léger, l’ancien entraîneur de l’OM ou encore d’Evian Thonon Gaillard s’est également remémoré ses nombreux souvenirs de carrière. 

« Mon parcours prouve que je ne suis pas raciste  »

Daily Mercato : Vous en êtes-où juridiquement avec l’US Orléans ? 

Bernard Casoni : On va passer aux prud'hommes, on attend la suite. À Orléans, j’ai été victime d’un règlement de compte parce que je suis venu et j’ai pris la place de quelqu’un. Je pense que je gênais des gens. 

Ça a été une déchirure ce départ de l’US Orléans ? 

Ce n'est pas le départ qui m’a blessé, c’est que l’on m’accuse de raciste alors que je suis tout sauf raciste. Mon parcourrs parcours prouve que que je ne suis pas raciste. (Sur la phrase : “On n’est pas plus con que des Maghrébins”). J’ai fait 20 ans au Maghreb. Voilà, c’était une phrase malheureuse de comparaison mais la raison de mon départ, c'est que j'ai cassé un business. 

Un business ? 

Il y avait des gens qui étaient en place et j’ai pris leurs places. Je dérangeais des gens, c’est tout. 

Vous avez-pu vous expliquer avec vos anciens joueurs ?

Non, j’ai rien à expliquer. Après, ça c’est bien très bien passé avec certains joueurs, d’autres qui m’ont mis les bâtons dans les roues qui ont été utilisés. Vous savez, c’est vite fait quand il y a deux-trois joueurs qui veulent pas que ça avance, ça n’avance pas. 

« J’ai encore envie de travailler, de faire passer des messages »

Avez-vous déjà regardé un match de l’USO depuis votre départ ? 

Oui, je regarde les résultats, certains matchs. Maintenant, j’ai tourné la page, j’ai ma part de responsabilité aussi. J’aurais dû faire plus attention, je pense.  

Le Bernard Casoni d’aujourd’hui n'aurait pas le même management qu’il y a six mois ? 

Je ne sais pas. J'aurais dû prendre plus de renseignements sur la situation du club. Je ne pensais pas que c’était aussi plombé. 

Continuer à entraîner en France, c’est toujours envisageable ? 

Déjà, je suis encore suspendu une dizaine de jours pour une phrase malheureuse. Après, je suis ouvert à tout type de projet, que ce soit une sélection ou un club. J’ai encore envie de travailler, de faire passer des messages, je sais que j’ai encore des choses à mettre en place. Mais ma priorité, c’est de rétablir mon honneur : je ne ne suis pas raciste. 

« J’aurais adoré joué en Angleterre »

L’ancien joueur avec qui êtes-vous le plus en contact ?

J’ai des amis de partout, surtout à l’OM. On a fêté les 30 ans du sacre en Ligue des champions où on était tous très contents de se retrouver. C’était beau de se revoir, franchement, c’était une super cérémonie. Après, on a tous fait chacun notre vie, le temps passe. 

Le titre vous lie à vie ? 

On a vécu des moments forts, c’est sûr. Quand on s’est revu pour les 30 ans, Carlos (Mozer), Basile (Boli), franchement c’était vraiment un moment fort. On a passé deux jours exceptionnels. 

L’anecdote de vestiaire que vous n’avez jamais raconté ? 

Il y en a plein que je ne raconterai jamais (rires). Ce sont des choses qui se sont passées entre nous. Mais même en dehors du vestiaire, il y a la vie qui a entre nous, la vie autour des matchs, que ce soit les avant-matchs, les après-matchs. Il y a plein de choses, ce sont des moments gravés à vie. 

Le pire souvenir de votre carrière ?

Les grosses blessures, sans aucun doute. Même si on arrive à reprendre le dessus, ce n'est pas vraiment des bons moments à passer. Quand tu te fais deux ruptures du ligament croisé dans ta carrière, ce ne sont pas des souvenirs très agréables. Hormis ça, mon année au Matra Racing (1988-1989). 

Pourquoi ? 

Il y avait beaucoup d’ambitions, de noms, mais aucune âme. 

Le club que vous avez toujours rêvé de jouer ou d'entraîner ? 

J’aurais adoré jouer en Angleterre. Quand je vois le Liverpool de Jürgen Klopp, ça m’aurait bien tenté de jouer ou même d’entraîner là-bas. J’adore le jeu anglais, l’intensité qu’on y met, c’est le haut niveau. On a du retard en France à ce niveau-là. Je pense notamment à l’arbitrage et même la mentalité. En Angleterre, il y a beaucoup moins de simulations, les joueurs n’ont pas le temps de faire du cinéma contrairement en France. Il y a vraiment des questions à se poser sur l’évolution de l’arbitrage français, je pense. 

Quel est l’image que Bernard Casoni veut que l’on conserve à la fin de sa carrière dans le foot ? 

Je ne sais pas vraiment quoi répondre (il sourit). Je pense que j’ai toujours tout donné, j’ai toujours été franc dans ce que je faisais. J’aurais franchement aimé ne pas vivre ce que je vis là. J’espère surtout que ma carrière ne va pas se terminer sur cette histoire à Orléans. 


Fan inconditionnel de la Coupe de France et de Football Manager. Passé par WebGirondins, Daily Sports, BeIN Sports et Quinze Mondial, je me lance dans cette nouvelle aventure avec l'idée de rester aussi longtemps sur ce site que Alex Ferguson à Manchester United.

Photo de Melvin Moya