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PSG : Rothen fustige le turnover de Luis Enrique

Jérôme Rothen fustige le turnover de Luis Enrique
Publié le par Clément Vales Icon Sport

Avec pour point d’orgue le traitement réservé à Kylian Mbappé dans gestion managériale, Luis Enrique n’en finit plus de faire réagir les observateurs du ballon rond. Aujourd’hui encore, l’ancien parisien Jérôme Rothen a profité de son émission pour tancer le technicien espagnol.

Luis Enrique est un personnage clivant. Que ce soit en Espagne, sa terre d’origine, ou encore en Italie, après son passage à la Roma, l’Asturien a suscité de nombreux débats dans lesquels son égo a souvent été pointé du doigt. La France en fait désormais l'expérience, chaque jour nouveau. Depuis l’annonce du départ de Kylian Mbappé du PSG à la mi-février, l’ancien sélectionneur de la Roja n’a pas hésité à bousculer le statut de son attaquant vedette, le plaçant à trois reprises sur le banc dès le coup d’envoi lors des quatre dernières sorties du PSG en Ligue 1.

Une décision justifiée par l’intéressé par sa volonté de préparer son équipe à la vie sans le numéro 7 parisien, la saison prochaine. Il y a les pours et les contres de cette gestion. Un autre aspect n’a pas manqué de susciter quelques prises de position chez les observateurs : la large revue d’effectif opérée dimanche face à Reims (1-1).

Luis Enrique, une méthode d'abord séduisante

Dans son émission Rothen s’enflamme sur RMC, Jérôme Rothen a livré son ressenti vis-à-vis de la stratégie employée ces dernières semaines par Luis Enrique. L’ancien Parisien a, dans un premier temps, attribué quelques points à mettre au crédit àdel’ex-coach du Barça : "Au début, j’avais mis en avant, turnover ou pas, le fait que je voyais des choses que je ne voyais pas les autres années : l’état d’esprit collectif, le pressing, ne pas tomber dans la possession passive."

Le turnover de Luis Enrique dérange

Avant de déplorer la rotation d’effectif jugée excessive à pareille période de la saison : "Depuis deux mois, ça me dérange de voir ça, on est retombé dans un faux rythme dans les matchs de championnat. Les résultats le confirment, surtout au Parc : match nul contre Brest, contre Rennes et contre Reims. Stop ! À quoi tu joues en fait ? Que l’équipe ne soit pas bonne et ne réponde pas, ça peut arriver. Mais quand ça s’enchaîne et que tu nous expliques après le match que l’équipe méritait de gagner, que tu étais content des attitudes."

"Moi, je pense que là, tu es à côté de la plaque. Alors, si tu nous prends pour des idiots, ça ne pose pas de problème. Mais si après le match contre Reims, tu nous dis que tu es satisfait de ce que tu as vu et que tu méritais de gagner le match, le message que tu envoies à tes joueurs n’est pas bon. Et c’est pour ça que je parle du vestiaire. Quand tu donnes du temps de jeu à certains qui n’en ont pas eu beaucoup ces dernières semaines, j’estime que tu es en droit d’attendre qu'ils fassent plus d’efforts, qu'ils donnent du rythme, qu'ils prennent des risques. Les matchs ne sont pas vivants. Depuis un certain temps, on s’ennuie à mourir. Hier, c’était le summum", a conclu Rothen.


Mon action favorite ? Un une-deux entre les bords de la Garonne et les potreros du Río de la Plata. Supporter du TéFéCé et socio d'Argentinos Juniors. 

Photo de Clément Vales