Ligue 1 : quel sera le prochain entraineur à se faire licencier ?
Alors que se profile la 10ᵉ journée de Ligue 1, certains entraîneurs de clubs en difficulté jouent gros ces prochaines semaines.
Véritable marronnier du championnat de France, la valse des entraîneurs pourrait bien s’accélérer dans les jours à venir. Tandis que le football hexagonal s’engouffre chaque jour un peu plus dans le cœur de l’automne, un vent de changement risque de balayer plusieurs bancs. De quoi remettre au goût du jour le fameux « PPH », comprendre « passera pas l’hiver ».
À ce jour, un seul coach a été démis de ses fonctions faute de résultats. Michel Der Zakarian, dont les indemnités de licenciement pourraient peser sur les comptes du MHSC, a ouvert le bal il y a une dizaine de jours, au soir de la défaite face à l’OM (0-5). D’autres, assis sur un siège éjectable, pourraient rapidement le rejoindre dans la liste des entraîneurs licenciés au cours de la saison 2024-2025.
Olivier Dall’Oglio, ASSE (16ᵉ de Ligue 1)

Olivier Dall’Oglio sent la menace depuis plusieurs semaines, en particulier depuis l’humiliation face à Nice (8-0, le 20 septembre). Après avoir brillamment permis la remontée des Verts en Ligue 1, il peine à maintenir cet élan en ce début de saison. Avec six défaites en neuf rencontres, une attaque en difficulté (8 buts inscrits) et une défense aux abois (24 buts encaissés), le bilan est préoccupant.
Selon L'Équipe, Dall’Oglio ne serait pas en danger à court terme, au moins pour les deux prochaines journées, durant lesquelles l’ASSE affrontera Strasbourg (J10) à domicile, puis l'Olympique Lyonnais dans le derby (J11). En revanche, de mauvais résultats contre ces adversaires pourraient précipiter son départ. Un nom revient déjà avec insistance pour lui succéder : Wilfried Nancy. Un dossier toutefois difficile à boucler à l'heure actuelle.
Julien Stéphan, Rennes (11ᵉ de Ligue 1)

Revenu au Stade Rennais pour un second mandat, Julien Stéphan ne fait plus l’unanimité, notamment chez les supporters, qui ne le voient plus comme l’homme de la situation pour le banc des Rouge et Noir. Sa position est également fragilisée auprès de la nouvelle direction, car le coach de 44 ans n'est pas le choix de Frederic Massara, directeur sportif depuis cet été, ni d'Arnaud Pouille, nommé président début octobre. Sa marge d’erreur en est donc réduite.
La série de contre-performances et le manque de jeu convaincant ébranlent sa position et soulèvent des doutes quant à sa capacité à ramener Rennes vers les places européennes. En déplacement à Auxerre ce week-end, une défaite serait rédhibitoire pour l’entraîneur breton. Massara pourrait se tourner vers l'Italie pour trouver une solution de rechange, où les noms de Stefano Pioli et Igor Tudor sont évoqués.
Didier Digard, Le Havre (17ᵉ de Ligue 1)

Le Havre traverse une période difficile avec une série de six défaites consécutives, marquées par quinze buts encaissés pour un seul inscrit. Après la récente défaite contre Rennes (1-0), le doute s’installe et la frustration des supporters grandit. La lourde défaite à domicile face à l’Olympique Lyonnais (4-0) a provoqué des manifestations de mécontentement.
Des ultras ont demandé des explications aux joueurs et à Didier Digard avant de les encourager malgré la situation. La direction continue pour l’instant de soutenir l’entraîneur, consciente des circonstances d’un mercato sans investissement et d'un calendrier difficile. Avec Montpellier, Reims, Nantes et Angers en ligne de mire, le HAC affrontera plusieurs candidats au maintien. Une dernière chance pour Digard ?
Antoine Kombouaré, FC Nantes (12ᵉ de Ligue 1)

La situation du FC Nantes ne fait pas beaucoup de bruit. Pourtant, les Canaris glissent sur une pente dangereuse. Malgré un début de saison prometteur, l’avenir d’Antoine Kombouaré semble incertain. Avec une série de six matchs sans victoire, le club de La Beaujoire arrive à un tournant, d'autant plus qu’un calendrier relevé les attend (OM, Lens, Le Havre, PSG, Rennes, Brest, LOSC, Monaco).
Waldemar Kita prendra-t-il la décision de licencier Kombouaré pendant cette série ? La prolongation automatique du contrat de Kombouaré, obtenue après le maintien la saison passée, complique les choses financièrement, mais le président nantais a peu d’appétit pour accorder des sursis prolongés à ses entraîneurs en difficulté. En cas de défaite dimanche, le FC Nantes pourrait frôler dangereusement la zone de relégation. Le compte à rebours est lancé.
Mon action favorite ? Un une-deux entre les bords de la Garonne et les potreros du Río de la Plata. Supporter du TéFéCé et socio d'Argentinos Juniors.