Ajroudi sur la vente OM : "Je ne suis pas le porteur de valise des Saoudiens"

Ajroudi sur la vente OM : "Je ne suis pas le porteur de valise des Saoudiens"

L'homme d'affaires franco-tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi s'est confié à l'AFP sur son projet de rachat de l'OM et en a dit plus sur les investisseurs qui l'accompagnent.

Après avoir confirmé à la radio tunisienne son implication dans le projet de rachat de l'OM défendu par Mourad Boudjellal, Mohamed Ayachi Ajroudi en a dit plus sur ses intentions à l'AFP. L'occasion pour l'homme d'affaires franco-tunisien de clarifier déjà son rôle dans ce tour de table et d'affirmer qu'il n'était pas du tout un intermédiaire, mais bien à l'initiative du projet.

"Je suis un industriel, je ne suis l’intermédiaire de personne, a-t-il lâché. Racheter l’OM, c’est notre idée avec mon équipe, je ne suis pas le porteur de valise des Saoudiens, des Koweïtiens ni de quiconque sur cette terre". Pour autant, Ajroudi a confirmé que des Saoudiens et des Emiratis faisaient partie du tour de table qu'il avait monté, tout en précisant qu'ils "ne dépasseront pas la majorité".

"Nous nous préparons depuis longtemps"

Ajourdi, qui a fait ses études d'ingénieur à Lille, a aussi assuré que les investisseurs du Moyen-Orient qui participent à son projet ne sont pas là pour faire du soft power, ni pour "se battre contre les Qataris du PSG". "L'Olympique de Marseille est en croisade, une croisade pour la paix", a ajouté Ajroudi, qui compte jouer sa carte à fond et estime que son équipe est prête : "Nous nous préparons depuis longtemps. On ne se jette pas dans la mêlée comme ça".

L'homme d'affaires n'a toutefois pas donné de précision concrète sur la nature de sa future offre, expliquant qu'il attendait d'en savoir plus sur la santé financière de l'OM, dont les comptes vont bientôt être publiés par la DNCG, avant de faire une offre : "Il faut qu’on connaisse le passif et l’actif, on ne va pas faire une offre aveugle", a-t-il expliqué. Il promet en tout cas que son consortium a les moyens de ses ambitions : "Je ne veux pas flamber, mais soyez sûrs que nous allons investir, mettre de l'argent dans le club pour le développer. Nous avons rassemblé un cercle d'hommes de bonne volonté prêts à travailler."