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Martigues abandonne le Vélodrome, le club dans une situation critique

Pierre Wantiez, le président du FC Martigues
Publié le par Quentin Mallet Icon Sport

Depuis le début de la saison, les joueurs du FC Martigues avaient la chance de disputer leurs rencontres à domicile au Stade Vélodrome. Une situation qui ne peut plus durer.

En parvenant à gagner son ticket pour la montée en Ligue 2, le FC Martigues ne s'attendait probablement pas à vivre un début de saison aussi compliqué. Sportivement, le club est à la traine avec seulement une victoire après huit journées de championnat. Outre l'aspect sportif, il y a d'autres paramètres qui font dire au président de cette écurie que les choses pourraient empirer avec le prochain passage devant la DNCG.

Martigues ne peut plus évoluer au Vélodrome

En arrivant en Ligue 2, le FC Martigues n'a pas eu d'autres choix que de demander à jouer au Stade Vélodrome. En effet, le stade Francis Turcan étant en travaux jusqu'en janvier 2025, il fallait trouver une solution.

Marseille étant juste à côté, c'était la destination parfaite pour le nouveau pensionnaire de l'antichambre de l'élite. Toutefois, le rêve a rapidement tourné au cauchemar. Car oui, si pour les joueurs de Martigues, c'était une utopie de recevoir leurs adversaires dans le deuxième plus grand stade de France, tout cela a eu un coût.

En effet, la location du Vélodrome coutait près de 150.000€ au FC Martigues jusqu'à présent. Un état de fait qui a poussé la direction à faire un choix. "La location du stade était beaucoup plus chère que ce qu’on nous annonçait", confie Pierre Wantiez à La Provence. Le président du club sudiste a dû communiquer sur l'identité du nouveau stade. Les joueurs et les supporters sont prévenus, il faudra désormais se rendre... à Gueugnon, à 450 km de Martigues. Du moins, pour le moment.

Une situation financière critique

Le président du FC Martigues a également donné quelques indices sur la situation financière actuelle du club. La location couteuse du Vélodrome fait partie des frais à rembourser d'urgence de la part du club de Ligue 2. Pierre Wantiez garde toutefois confiance. "On a fait un état des lieux complet, on sait exactement où on en est, et dans les prochaines semaines, on va pouvoir proposer des échéanciers de paiement rapide", explique-t-il.

Pour lui, le club n'était pas dans une situation très bonne à son arrivée le 1er juillet dernier. "Je savais la situation difficile, c’est pour ça qu’on fait appel à moi, mais je l’ai trouvée beaucoup plus complexe encore.(...) Le budget établi en mai-juin était très optimiste, pour ne pas dire plus", conclut le dirigeant avec une pointe de sarcasme. 


Supporter malheureux - et c'est un euphémisme - des Girondins de Bordeaux, je trompe mon désespoir en suivant d'autres parties du football mondial.

Photo de Quentin Mallet