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L'équipe type du premier tour de l'Euro d'Elton Mokolo

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Publié le 24/06 par Elton Mokolo Icon Sport

Le premier tour de l'Euro 2020 s'est terminé mercredi soir avec les matches nuls 2-2 de la France contre le Portugal et de l'Allemagne contre la Hongrie. L'occasion de décerner les bons points aux principaux acteurs de cette phase de groupes avec la création d'une équipe type.

13 jours après avoir donné son coup d’envoi, l'Euro a déjà délivré des enseignements avec la fin de la phase de poules. Parmi ces enseignements, des joueurs et entraîneurs se sont mis en évidence, ont rythmé le début du tournoi continental que ce soit à Wembley ou Bakou en passant par Budapest. C'est tout logiquement qu'un onze type s'est dégagé au sortir de ce premier tour.

Pour la constitution de ce onze du premier tour, il y avait deux conditions non négociables : jouer au moins deux matches entiers et ne pas avoir plus de trois représentants d'un même pays dans l’équipe. Sur la base de ces deux conditions donc, Kevin De Bruyne et Georgino Wijnaldum par exemple restent à quai. Parce que choisir c’est éliminer, voici mon équipe-type de ce premier tour de l'Euro, en 4-4-2.

Gardien - Robin Olsen (Suède) : Si la Suède termine première de son groupe devant l'Espagne, elle le doit en grande partie à son portier Robin Olsen. Impérial sur sa ligne, le portier de la Roma prêté à Everton s'est montré décisif contre l'Espagne donc et la Pologne, ce qui lui vaut d’obtenir le titre de meilleur gardien de cette phase de poule à mes yeux. L'Ukraine, prochaine adversaire de la Suède, est prévenue.

Latéral droit - Denzel Dumfries (Pays-Bas) : Alors oui c’est davantage dans un rôle de piston que de latéral droit qu’il s’est distingué sur la phase de poules, mais il aurait été impensable de ne pas mettre Denzel Dumfries dans le onze de ce premier tour. Impliqué dans cinq des huit buts inscrits par les Pays-Bas dans la poule C, le joueur du PSV a impressionné autant par son volume de jeu que par sa capacité à porter le danger dans la surface adverse. Et on n'a pas l’impression que cela va s'arrêter de sitôt tant Dumfries est en grande forme.

Défenseur central - Matthijs De Ligt (Pays-Bas) : Absent lors du premier match contre l'Ukraine pour blessure, De Ligt a très vite retrouvé son rôle de leader défensif en même temps qu'il a contribué au fait que les Bataves n’encaissent pas de but sur les deux matches suivants. Et quand on sait que le Turinois monte en puissance sur cet Euro, il y a des motifs d'espoir pour les Pays-Bas qui ont un tableau très abordable sur le papier pour rejoindre au minimum le dernier carré.

Défenseur central - John Stones (Angleterre) : Intronisé leader de défense anglaise en l'absence de Maguire contre la Croatie et l’Ecosse, John Stones s’est montré autoritaire au sein de l’arrière-garde des Three Lions. Et même avec le retour du capitaine de Manchester United, le vice-champion d’Europe n’a pas baissé en terme de standard, en atteste son dernier match contre la République tchèque. Si l’Angleterre est la seule équipe avec l’Italie à ne pas avoir encaissé de but, elle le doit en partie à Stones.

Latéral gauche - Leonardo Spinazzola (Italie) : Equipe la plus enthousiasmante de ce début d'Euro, l’Italie a pu compter sur un grand Spinazzola sur ce premier tour. Redoutable contre-attaquant, le Romain a provoqué un casse-tête tactique chez la Turquie et la Suisse en raison de son activité énorme sur le côté gauche. Reste toutefois à Spinazzola de se distinguer par un but ou une passe décisive pour embellir son Euro. Dès les 8èmes contre l'Autriche samedi ?

Milieu défensif - Jorginho (Italie) : Chef d’orchestre de la Nazionale, Jorginho continue d’afficher les mêmes standards qui lui ont valu d'être l'un des hommes importants dans la conquête de la C1 pour Chelsea. A l'initiative du jeu de « sa » formation, très précieux dans son travail sans ballon, l'ancien Napolitain a dominé son sujet lors ce premier tour.

Milieu relayeur - Frenkie De Jong (Pays-Bas) : Omniprésent dans le jeu batave, Frenkie De Jong a survolé ce premier tour d’Euro. Patron de sa formation, le blaugrana a fait étalage de sa qualité technique tout en déployant une grosse activité sur le terrain de la Johan Cruyff Arena. Dans la lignée de sa très bonne saison du côté de Barcelone, De Jong tient à jouer un rôle important dans cette phase éliminatoire qui débute dimanche pour les Pays-Bas face à la République tchèque.

Milieu relayeur - Paul Pogba (France) : Seul français dans ce onze-type, Paul Pogba fait un début d’Euro qui s’inscrit dans la lignée de sa phase finale de Coupe du monde. S'il a été moins performant contre la Hongrie, le milieu de terrain de Manchester United a accompli deux performances plus que notables contre l’Allemagne et le Portugal où son jeu long aura été une bouée de sauvetage pour l’EDF avec à la clé une passe décisive de toute beauté pour Karim Benzema. Si la France donne l’impression de ne pas avoir totalement lancé son Euro au terme de ce premier tour, ce n’est pas le cas pour Pogba.

Milieu offensif - Luka Modric (Croatie) : Homme à tout faire de la Croatie, Luka Modric a donné l’impression de jouer plusieurs matches en un tant ses coéquipiers manquaient autant de créativité que de mobilité. Auteur d’une prestation majuscule contre l’Ecosse avec en prime un but d’anthologie, Luka Modric confirme son rang de meilleur joueur du Mondial 2018 et sera le danger numéro un pour l'Espagne à l’occasion des 8èmes de finale.

Attaquant - Romelu Lukaku (Belgique) : Sûrement dans la meilleure période de sa carrière, Romelu Lukaku a donné l’impression d’avoir le droit de vie ou de mort sur tous les matches auxquels il a pris part sur cet Euro. Buteur à trois reprises contre la Russie et la Finlande, l’Intériste a montré une supériorité implacable contre les adversaires auxquels il a été confronté même en ne marquant pas contre le Danemark par exemple.

Attaquant - Cristiano Ronaldo (Portugal) : Meilleur buteur de la compétition avec déjà cinq buts inscrits au sortir du premier tour, impliqué dans six des sept réalisations du champion d’Europe 2016, Cristiano Ronaldo a encore montré qu’il serait l’un des acteurs importants de cet Euro. Si le quintuple Ballon d’Or n’est pas nécessairement mis bien en évidence par le jeu poussif de sa formation, il compense par un froid réalisme devant le but et conforte un peu plus son rôle d’homme providentiel.

Entraîneur - Roberto Mancini (Italie) : A la tête de la sélection la plus impressionnante du premier tour, Roberto Mancini a remis sur pied une Nazionale traumatisée après sa non-qualification au Mondial russe. Partisan d’un jeu tourné vers l'avant,  l’ancien entraîneur de City a vu son équipe marquer sept buts et garder sa cage inviolée, fait unique pour une équipe à neuf points sur un Euro ! Et dans une volonté de récompenser son vestiaire, il a offert du temps à quasiment tous ses joueurs, y compris Sirigu second gardien. Un début d’Euro à conjuguer au plus que parfait pour Mancini, qui a comme ambition de voir son équipe rallier Wembley, théâtre des demies et de la finale de l’Euro.

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