Italie-Espagne (1-1) : les tops et flops
A Wembley, l’Italie et l’Espagne se sont neutralisées pendant le temps réglementaire (1-1) et les joueurs de Roberto Mancini ont obtenu leur ticket pour la finale de l'Euro en remportant la séance de tirs au but (4-2). Retrouvez nos tops et flops de la rencontre.
Les tops
Chiesa, le joueur « clutch »
Titularisé aux côtés de Lorenzo Insigne et Ciro Immobile sur le front de l’attaque italienne, Federico Chiesa a dû se débrouiller seul. Si ses deux compères offensifs n’ont pas été brillants, l’ailier de la Juventus a fait la différence. Alors que son équipe était dominée dans le jeu, Chiesa s’est retrouvé à la finition d’un contre italien en crochetant Eric Garcia et en enroulant parfaitement du droit (60’). Un but important puisque sans celui-ci, la Squadra Azzura n’aurait sûrement pas accroché la Roja jusqu’aux tirs au but et n’aurait pas décroché son ticket pour la finale de l’Euro.
Pedri s’est amusé au milieu
Pedro Gonzalez Lopez, dit Pedri, a livré une superbe performance en demi-finale de championnat européen à seulement 18 ans. Aligné aux côtés de Busquets et Koke, le Barcelonais a fait vivre un enfer aux milieux italiens. Barella a souffert à cause des projections vers l’avant, des montées de balles et de la qualité de passes de l’Espagnol. Le natif de Tegueste était d’ailleurs le seul joueur sur la pelouse de Wembley à avoir réussi toutes ses passes en première période (31/31, dont 22 dans le camp adverse). Mais Pedri a également énormément gêné Jorginho, l’organisateur du jeu italien, en lui faisant un marquage serré. Si Luis Enrique doit être déçu ce soir, il peut être heureux d'avoir un si bon jeune dans sa Roja.
Dani Olmo en faux-neuf
Titularisé aux dépens de Morata ou Moreno, l’attaquant de Leipzig a donné raison à Luis Enrique. Très actif sur le front de l’attaque, Olmo a fait souffrir la défense italienne. L’ancien joueur de la Masia a frappé cinq fois au but, a cadré deux fois et a délivré deux passes clés dont une décisive. Son jeu de corps a aussi trompé à plusieurs reprises ses adversaires. Le joueur de 23 ans a d’ailleurs subi cinq fautes. Le seul point noir de son match : son tir au but manqué.
Les flops
Le milieu italien en difficulté
D’habitude, la force de la Squadra Azzurra se trouve au milieu de terrain. Barella, Jorginho et Verratti ont éclaboussé les autres équipes de leur talent et ont brillé durant la compétition. Ce soir, ils ont été mis dans l’ombre par les Espagnols. Leur pressing a souvent été inefficace à cause d'un très bon jeu de corps et un jeu en une ou deux touches de Busquets. Barella a souffert du très bon match de Pedri (voir ci-dessus) et a n’a pas tiré au but, n’a réussi que 66% de ses passes (21) et n’a remporté que 45% de ses duels (11). Jorginho, lui aussi gêné par le marquage de Pedri, n’a pas eu son influence habituelle dans le jeu sans ballon italien. Verratti, lui, a finalement été le moins pire des trois.
Immobile, pas mobile
Critiqué, Ciro Immobile n'a pas réussi à faire taire ses détracteurs. Titularisé à la pointe de l’attaque ce soir par Roberto Mancini malgré les critiques, l'attaquant de la Lazio est passé à côté de son match. Sorti à l’heure de jeu, le joueur de 31 ans n’a pas été très actif devant. Immobile a perdu sept ballons sur 17 touchés et n’a tiré qu’une seule fois… sans cadrer. En conclusion, ce soir, on peut dire qu’Immobile porte bien son nom de famille.