Livescores Transferts France Étranger Coupes d'Europe International

Chelsea-Arsenal (0-1) : les tops et flops

smith-rowe-chelsea-arsenal
Publié le 13/05 par Samuel Zagury Icon Sport

Dans un match que Chelsea a dominé de fond en comble, Arsenal est allé chercher trois précieux points sur la pelouse de Stamford Bridge et entretient l’espoir d’une qualification en Ligue Europa la saison prochaine. Retrouvez les tops et les flops de la rencontre. 

Les tops 

Emile Smith Rowe, la jeune lumière 

Sur la première partie de saison, le jeune Bukayo Saka a porté Arsenal sur ses épaules. Depuis quelques matches, c’est Smith Rowe qui a endossé ce rôle. Les résultats ne sont pas toujours là, mais le jeune issu de l’académie des canonniers sort du lot match après match. Ce soir, il est l’auteur du seul but de la rencontre profitant d’une passe mal ajustée de Jorginho et d’une offrande de son capitaine Aubameyang. Mais par la suite, quand Arsenal a pris l’eau, il était la seule lumière qui brillait dans une équipe décimée et assiégée. Chaque contrôle, chaque prise de balle et chaque choix était le bon. La peur d’avancer, il ne connaît pas, contrairement à son homologue norvégien Martin Odegaard ce soir. Dans un match où son équipe a eu du mal à ressortir, il présente plus de récupérations de balle (6) que de ballons perdus (5). Lumineux. 

Thomas Partey, enfin déterminant

Pas très convaincant depuis son arrivée, Thomas Partey réalise ce soir une partition très sérieuse vu le contexte du match à savoir une domination outrageuse des Blues. Il est le joueur qui a récupéré le plus de ballons (9) et réalisé le plus d’interceptions (3). Quand on présente ces statistiques alors qu’on a subi un siège de 90 minutes, ça en dit long sur la solidité de la performance. Sur 12 duels disputés, il en remporte 8. Il a été indéniablement un facteur déterminant de la résistance de son équipe ce soir. 

La défense à 3 des Gunners en mode clean sheet

Arsenal peut dire merci au raté d’Havertz, à la barre transversale, mais également à Holding, Mari et Gabriel. Peu souvent alignés dans ce système, les trois défenseurs centraux du soir s’en sortent sans but encaissé malgré 19 tirs et 67% de possession pour Chelsea. À eux trois, c’est 19 dégagements défensifs (10 pour Gabriel) et 4 tirs adverses contrés. Enfin, les trois remparts du soir ont su contenir l’entrée de Giroud et les centres à répétition de Pulisic en fin de match pour conserver le score. Solide. 

Les flops 

Kai Havertz, trop gentil 

Dans un match, il y a des tournants. Et Kai Havertz est tristement responsable d’une des actions qui a fait basculer la rencontre. À la 11e minute, il est servi dans des conditions idéales dans la profondeur pour aller disputer un face-à-face avec Leno. Mais comme contre Madrid, l’attaquant allemand n’a pas su être le tueur dont Chelsea avait besoin et sa frappe s’est échouée dans les tribunes. Cinq minutes plus tard, Smith Rowe ouvrait le score, une leçon de réalisme. Par la suite, l’Allemand ne s’est pas rattrapé, se montrant mou et hésitant dans la surface adverse. Ce soir, il a perdu 1 ballon sur 3. Il est remplacé par Olivier Giroud peu après l’heure de jeu.

Le plan de jeu de Mikel Arteta

"Marquez sur une erreur adverse et tenez bon jusqu’à la fin", ont dû être les mots du coach espagnol avant la rencontre. C’est en tout cas ce que laisse penser la performance affichée par les joueurs d’Arsenal ce soir. Car à part quelques phases de jeu par-ci par-là, Arteta a été témoin de l’agonie de ses joueurs sans aucun sursaut d’orgueil. Il a, ni plus, ni moins, envoyé ses défenseurs dans une mission suicide de 75 minutes. Heureusement que les trois de derrière ont été héroïques, car la défaite aurait été pour lui. 

Saka-Odegaard, un flanc droit à l’agonie 

La performance des deux joueurs qui avaient la charge d’animer le couloir droit des Gunners n’est pas à retenir. Pour Bukayo Saka, il y a des circonstances atténuantes. Il est sûrement le joueur d’Arsenal qui enchaîne le plus les matches, et montre des signes de fatigue qui crèvent les yeux. En plus de cela, il évoluait ce soir dans un rôle qui lui est presque inconnu, piston droit, alors qu’il est gaucher. Mais Odegaard, lui, n’a pas d’excuse. Peu d’envie, un corps toujours orienté vers l’arrière, un semblant de pressing… le Norvégien n’était pas là pour en découdre ce soir alors que son équipe avait besoin des trois points. Merci à Smith Rowe qui lui sauve la mise.