Tebas jubile après la sanction de Manchester City, mais n'oublie pas le PSG

Tebas jubile après la sanction de Manchester City, mais n'oublie pas le PSG

Le président de la Ligue espagnole de football, Javier Tebas, s'est félicité de la sanction prise par l'UEFA contre Manchester City, mais n'oublie pas le PSG, qu'il accuse aussi depuis des années de dopage financier.

L'UEFA a sanctionné Manchester City hier pour avoir "sérieusement enfreint les règles du fair-play financier" sur la période 2012-2016. Le club anglais a écopé d'une exclusion de deux ans de toutes les compétitions européennes, ainsi que d'une amende de 30 millions d'euros. Une sanction que Javier Tebas, grand opposant du club anglais et du PSG, a célébré comme il se doit sur Twitter.

"L'UEFA a finalement pris des mesures décisives. Faire respecter les règles du fair-play financier et sanctionner le dopage financier est essentiel pour l'avenir du football. Cela fait des années que nous demandons une action sévère contre Manchester City et le Paris Saint-Germain. Mieux vaut tard que jamais", a ainsi tweeté le président de la Ligue espagnole.

Gare toutefois à ne pas crier victoire trop tôt pour Tebas puisque Manchester City a décidé de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport. Si ce dernier annule la sanction de l'UEFA, cela pourrait signifier la mort du fair-play financier dans sa version actuelle.

Le PSG tranquille avec le FPF pour le moment

Concernant le PSG, rappelons que l'UEFA avait ouvert une enquête en septembre 2017 pour étudier les comptes du club parisien sur la période 2015-2017. En juin 2018, l'UEFA avait blanchi le club parisien, mais la chambre de jugement de l'Instance de contrôle financier des clubs de l'UEFA (ICFC) avait déjugé cette décision prise par la chambre d'instruction et demandé la réouverture d'une enquête en septembre 2018, estimant que le PSG devait être sanctionné.

Le PSG avait répondu qu'il ne pouvait pas être sanctionné après avoir été blanchi et avait pointé du doigt un vice de procédure de l'ICFC. Le club parisien avait donc saisi le TAS pour faire annuler cette contre-enquête. En mars 2019, le TAS avait donné raison au PSG, tranquille donc par rapport au fair-play financier pour tout ce qui concerne la période pré-2017.

Pour le moment, l'UEFA n'a pas ouvert de nouvelle enquête sur les deux dernières saisons ou celle en cours et le club parisien a beaucoup diversifié et augmenté ses revenus ces derniers mois, en signant notamment un gros contrat de sponsoring avec Accor et en revalorisant sensiblement son contrat avec Nike. Si l'UEFA venait à réouvrir une enquête à l'avenir, le PSG semble a priori mieux armé que par le passé, car moins dépendant économiquement de ses anciens contrats qataris, qui étaient justement dans le viseur de l'UEFA, car suspectés d'avoir été surévalués pour respecter artificiellement les règles du FPF.