Guardiola, défense à 5, Payet : la conf' de Villas-Boas après OM-City (0-3)

Guardiola, défense à 5, Payet : la conf' de Villas-Boas après OM-City (0-3)

André Villas-Boas était fataliste après la défaite 3-0 de son OM face au Manchester City de Pep Guardiola. L'entraîneur portugais a justifié son choix de jouer en 5-3-2 et regretté le deuxième but des Skyblues, qu'ils estiment de toute façon trop forts pour l'OM.

Une défaite logique, City trop fort ?

"On a un peu de malchance quand même. On n'a pas été tranquille en première mi-temps, on a eu du mal à sortir du pressing de City. Rongier n'a pas trop de chance, il n'est pas en faute. Il a voulu bien sortir le ballon, et on a pris ce but. On a petit à petit commencé à jouer un peu mieux en deuxième mi-temps. On a commencé à maîtriser le ballon, à faire sortir les pistons, à avoir un peu plus de confiance. Le problème, ça a été le deuxième but, ça nous a tués. Ce but associé à la fatigue de toujours défendre pour les contenir, fait qu'on a payé avec un troisième but et ça devient une défaite un peu plus lourde. On a été correct et on a eu un peu de malchance au moment du deuxième but".

Pas mieux à faire quand même ?

"La dernière fois que j'ai tenté quelque chose de différent contre une équipe de ce niveau-là, on a pris 4-0 (à Paris la saison dernière, ndlr) et vous m'avez massacré. Je pense que tous les choix que je fais maintenant sont tous mauvais. Vous parlez des systèmes, des blocs hauts, des blocs bas. Tout ça parce que j'ai ce rapport franc avec vous. Mais quand même il ne faut pas abuser. City, c'est City ! Ils ont dépensé un milliard en cinq ans. C'est une équipe qui joue très bien, qui a un coach qui est un phénomène, qui joue toujours avec la possession du ballon avec le Bayern, Barcelone, City. Malheureusement, Marseille n'a pas l'argent pour faire venir Guardiola ici. Si tu as Guardiola ici un jour, tu peux avoir Marseille qui aura précisément ça. Mais bon, malheureusement vous avez AVB avec ses tactiques. Il essaie de faire du mieux possible pour l'équipe".

Pourquoi une défense à 5 ?

"Sur les dix derniers matches de City, huit équipes ont joué à cinq derrière parce que City est une équipe qui maîtrise le jeu et la largeur. Si tu joues à quatre, ils vont rentrer dedans. A cinq, tu contrôles un peu plus la largeur et ils ne rentrent pas dedans, entre les lignes. Des équipes ont choisi le 5-2-3 ou le 5-4-1. On a choisi ce système-là (le 5-3-2, ndlr) pour être en place et contrôler la largeur. Le problème, c'est les ballons faciles qu'on a perdus, pas seulement celui de Rongier sur le but, mais aussi celui de Leo (Balerdi). Ils ont un pressing agressif. Les matches de City sont comme ça, rien de nouveau, c'est une équipe qui maîtrise le ballon, qui a 70-80% du ballon, et tu as deux ou trois occasions. Pour tous les adversaires, c'est comme ça. Porto a eu deux ou trois occasions et a marqué un but. Pour Arsenal et Lyon c'était la même chose. Pour tous, c'est la même chose".

Pourquoi ne pas faire jouer Payet et Benedetto ?

"Le choix était lié à la stratégie du match, entrer dans le dos de l'adversaire, chercher la profondeur, la vitesse dans le dos. En premier, on avait pensé à un 5-2-3, mais on est revenu à ce milieu à trois comme dans le losange. Pour les deux attaquants, on a choisi Thauvin qui est dans un bon moment et Nemanja (Radonjic) pour sa vélocité. En première mi-temps, on a eu un peu de mal à sortir du contre-pressing de City. C'était dur. Le but était d'aller chercher le dos de l'adversaire, du latéral. On a fait beaucoup mieux en deuxième mi-temps, en maîtrisant la possession pour sortir de la première phase, ce qui nous a permis d'aller un peu plus haut avec Sakai et Amavi, les pistons, qui sont fondamentaux dans un système à cinq. Le timing du deuxième but a tué notre confiance."

Plus rien à perdre en C1 désormais ?

"On est à zéro point, City a six, les autres ont trois. La double confrontation contre Porto devient fondamentale si on veut avoir une chance. Le mieux pour nous, sans vouloir du mal à l'Olympiakos, c'est de voir City gagner deux fois contre les Grecs. Et nous on a ces deux matchs contre Porto pour savoir si on peut ou non rêver des huitièmes de finale. Evidemment, si Porto gagne à la maison contre nous, ça devient plus difficile, très difficile même. Mais les choses deviennent plus claires. C'est en Grèce qu'on a perdu des points, pas sur ce match face à City. Contre un favori comme ce soir, c'est toujours dur. La double journée contre Porto gagne en importance".