Platini répond à Leonardo et réclame 7,2 M€ à l'UEFA

Platini répond à Leonardo et réclame 7,2 M€ à l'UEFA

Michel Platini et Leonardo s'opposent sur le terrain médiatique depuis le début de semaine, sur fond de divergences footballistiques et d'ego surdimensionnés. L'ancien président de l'UEFA réclamerait aussi 7,2 M€ à son ancien employeur.

Michel Platini contre-attaque. Suspendu de toutes activités liées au football durant quatre ans pour un paiement déloyal reçu en 2011 de la part de Sepp Blatter, l'ancien président de la FIFA, Platoche réclame aujourd'hui à l'UEFA, dont il était le président avant sa suspension, le paiement de frais d'avocats à la suite des multiples procédures engagées ces dernières années. Selon l'AFP, Platini espère récupérer 7,2 millions d'euros, dont 5,5 M€ d'arriérés de salaires. 

En attendant, Platini est de retour sur le devant de la scène médiatique et s'est arrêté cette semaine dans les studios de France Info puis de RTL. Sur France Info, l'ancienne légende des Verts et de la Juventus a notamment évoqué sa vision du football et selon lui, il y a trop d'étrangers dans les clubs de foot désormais et seul l'argent permet d'avoir des résultats.

"Le PSG pourrait s'appeler Coca-Cola"

"Aujourd'hui, vous achetez tous les meilleurs joueurs et vous gagnez, a regretté Platini sur France Info mercredi matin. Tout est basé sur la richesse. Le PSG est un bel exemple. Le président est qatari (Nasser al-Khelaïfi), le directeur (sportif) est brésilien (Leonardo), l'entraîneur est allemand (Thomas Tuchel), il y a un Français dans l'équipe (huit en réalité, ndlr). Pourquoi ça s'appelle le Paris-Saint-Germain ? Parce qu'il y a 40 000 personnes, une grande population qui aime son club, d'accord. Mais bon, ça pourrait s'appeler Coca-Cola ou autre chose".

Michel Platini a aussi profité de l'occasion pour donner un conseil à Kylian Mbappé :J'ai connu Neymar qui allait très vite. Je l'ai vu jouer avec Santos. Il a fait évoluer son jeu. Il va moins vite mais est plus créatif. Je pense que Kylian va s'apercevoir à un moment que la vitesse ne fait pas tout. Mais ça il a le temps, il a 20 ans. Il a le temps d'aller très vite. Et dans une dizaine d'années, le corps sera plus fatigué et il essaiera de jouer plus au ballon et de faire courir les autres."

"Cela ressemble à de la jalousie"

Après le match PSG-Bruges, mercredi soir, Leonardo a répondu à Platini en zone mixte : "J'ai vu ces déclarations. Ce n'est pas la première fois. Il a dit à peu près la même chose quand les Qataris sont arrivés ici en 2011. Quand Nasser (Al-Khelaïfi) était déjà président, moi le directeur sportif et Carlo (Ancelotti) l'entraîneur. C'était le même commentaire. Honnêtement, je ne vais même pas parler de racisme, on laisse de côté ça, mais on peut parler de jalousie. Car ça me semble être de la jalousie. Même ses mots par rapport à Mbappé, ça ressemble à de la jalousie. Parce que dire que Mbappé va trop vite ou que quelque chose ne marche pas avec lui, honnêtement, je ne vois pas... Je pense que Mbappé est l'un des meilleurs joueurs au monde et sera sûrement le meilleur au monde. Comme le dit un proverbe français, il vaut mieux faire envie que pitié."

"Leonardo ne parle pas suffisamment bien français pour avoir compris"

Une sortie à laquelle Platini a répondu... jeudi soir au micro de RTL : "On a dit que j’étais jaloux de Zidane, de Pelé, de Cruyff, de Mbappé... Je suis toujours jaloux de tout le monde. Du moment que tu dis quelque chose de sensé, tu es toujours jaloux de quelqu'un, a confié Platini, avant de tacler Leonardo. Maintenant, je pense que Leonardo, même s'il parle bien français, ne parle pas suffisamment bien français pour avoir compris ce que j’ai voulu dire."

Car pour Platini, sa réflexion ne visait pas que le PSG et était plus globale : "Je n'ai jamais critiqué le PSG. J’ai pris un exemple, mais j’aurais pu prendre l'exemple de Manchester City, de Marseille, où l'actionnaire est américain, l'entraîneur portugais, le directeur sportif espagnol et où il n'y a pas tellement de joueurs français (19 tout de même). Je pense que le football a besoin de racines et aujourd'hui on n'a plus de racines. C'est celui qui a le plus d'argent qui va gagner."