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Mercato OL : Juninho l'avoue, Aulas va prendre une décision pour Sylvinho

L'OL s'est encore incliné ce samedi face au FC Nantes et pointe à une décevante 11e place en Ligue 1 après 8 journées et alors que les autres équipes n'ont pas encore joué. Présent en zone mixte après le match, Juninho a reconnu que la situation était critique pour Sylvinho.

Fabien Borne · 3 min de lecture
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Voilà désormais sept matches que l'OL n'a plus gagné un match, toutes compétitions confondues. Depuis la victoire 6-0 face à Angers le 16 août dernier pour être précis. Face à Nantes, leader provisoire de Ligue 1, l'OL s'est encore incliné 1-0 à domicile ce samedi sur un but contre son camp de Marçal à l'heure de jeu. Pour la première fois de la saison, Juninho s'est présenté en zone mixte après le match et a reconnu que son compatriote Sylvinho était en danger.

"On doit tous se remettre en question. J'ai déjà dit au président que c'était à lui de prendre les décisions les plus importantes. L'institution va passer en premier, devant n'importe quel joueur, qu'il soit sur le terrain ou qu'il soit passé au club. On va discuter ce soir. Il n'est pas content non plus, bien sûr. Cela fait 33 ans qu'il est là. On va voir quelle décision il va prendre", a d'abord déclaré le Brésilien, avant d'être plus clairement interrogé sur la possibilité que Sylvinho se fasse virer par Jean-Michel Aulas ce soir.

"Malheureusement, le message de Sylvinho ne passe pas à 100%"

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"On fait tous partie d'un staff. C'est vrai que le coach est le premier (en danger), car c'est la loi du foot. C'est lui qui est sur le banc et qui a le dernier mot. Mais ce n'est pas juste de ne penser qu'à lui, il y a tout un staff qui est là depuis un bon moment aussi. On est tous ensemble. Mais bien sûr que quand tu ne gagnes pas... Si tu es à la place du président, tu ferais la même chose, non ? C'est comme ça que ça marche le foot. Ça ne veut pas dire qu'on va changer (d'entraîneur), mais ça veut dire qu'on va tous se remettre en question. Est-ce que le message va passer si on continue d'insister, que ce soit le coach, moi ou le staff ? Est-ce qu'on sera capable de réagir dans une semaine où on aura un match très difficile de Champions League face à une équipe qui ne te laisse pas respirer (Leipzig, ndlr), puis un derby qui est toujours difficile et qui compte beaucoup pour les supporters ? (...) On va attendre quelques jours. On va discuter avec le président. Il m'a déjà demandé et il n'est pas content. On aura des discussions en tête à tête et on verra la suite."

Juninho a ensuite été interrogé sur sa relation avec Sylvinho et il lui a été demandé si son avenir était lié à celui de son compatriote : "Pas à 100%, mais c'est moi qui l'ai choisi donc je prends mes responsabilités aussi. C'est moi qui ai donné l'idée de ne pas mettre un entraîneur de la maison car avec Rémi Garde, Fournier, Bruno Genesio, ça ne s'était pas forcément très bien passé. Je ne critique pas leurs méthodes, mais les supporters avaient envie de voir autre chose. C'est pour ça que j'avais eu l'idée d'un jeune coach, qui avait fait sa préparation depuis un bon moment. C'est un bosseur, quelqu'un qui est très attaché aux détails, mais malheureusement, le message ne passe pas à 100%. Je ne dis pas que c'est le moment de changer, on ne sait pas, mais je dis que parfois ça peut arriver dans le foot (...) Je vais prendre mes responsabilités car c'est moi qui ai choisi le coach, mais comme j'ai dit, c'est le patron, le président, qui va ensuite prendre la meilleure décision pour l'institution. Mais ça ne veut pas dire que je vais lâcher, jamais de la vie."

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