Coronavirus-Coupe du Monde 2022 : Rivère partisan de jouer les saisons sur une année civile

Coronavirus-Coupe du Monde 2022 : Rivère partisan de jouer les saisons sur une année civile

Face à l'incertitude liée au coronavirus et en prenant en compte la programmation de la Coupe du monde 2022 en hiver, le président niçois Jean-Pierre Rivère propose de finir la saison actuelle en novembre et de redémarrer la suivante en février prochain. Intéressant, non ?

Quand reprendront les compétitions de football ? Une fois que la crise sanitaire liée au coronavirus sera passée. Quand sera-t-elle passée ? Impossible à savoir aujourd'hui, mais l'espoir de pouvoir finir la saison actuelle fin juin, voire en juillet ou en août semble de plus en plus mince. Que faire alors ? Annuler la fin de saison 2019-2020 ? Tout faire pour caler des matches cet été, quitte à les jouer à huis clos ?

Le président niçois Jean-Pierre Rivère a une autre idée, celle de se donner plus de temps pour finir l'exercice en cours et de démarrer ensuite les saisons d'après en février : "En 2022, la Coupe du Monde au Qatar se déroule du 21 novembre au 18 décembre. Mon idée a pour objectif de s'adapter à cette compétition décalée, et à l'inconnu d'aujourd'hui. Nous pouvons prendre tout notre temps pour finir la saison actuelle en octobre ou novembre, et on démarre la saison prochaine en février", lâche-t-il dans L'Equipe du jour.

"C'est une idée extrême, mais qui a du sens"

Rivère y voit plusieurs avantages, notamment pour les supporters : "Ce calendrier permet de donner du temps pour se remettre à l'endroit sanitairement, économiquement. C'est une idée extrême, mais qui a du sens. Elle permet d'éviter les matches en janvier, là où on joue le plus actuellement alors que les pelouses sont les plus dégradées. Imaginez un foot où on puisse jouer tout le mois de mai, de juin, de juillet..."

Mais le président niçois a bien conscience que cette révolution des calendriers européens sera compliquée à mettre en place : "Ces options ne sont pas faciles à mettre en oeuvre. Elles doivent être européennes, voire mondiales en concertation avec l'UEFA et la FIFA. Les instances du football doivent se poser les bonnes questions pour la pérennité de notre sport. Cela nécessite une réflexion globale. Cette pandémie terrible est peut-être l'occasion de repenser nos calendriers", a-t-il confié sur Nice-Matin.