Livescores Transferts France Étranger Coupes d'Europe International
16:00
Logo de l'équipe : Manchester City
Man
-
Sou
Logo de l'équipe : FC Southampton
Voir plus

Florentino Pérez souhaite la bienvenue à Lopetegui et règle ses compte avec Rubiales

logo-daily-mercato
Publié le 14/06 par Fabien Borne

LIGA - Julen Lopetegui a été présenté ce jeudi par le Real Madrid, deux jours après l'annonce de son arrivée après la Coupe du Monde, mais surtout un jour après que la fédération espagnole de football ait décidé de le virer de son poste de sélectionneur. Très attendue, sa présentation a été l'occasion pour Florentino Pérez de régler ses comptes avec Luis Rubiales, le président de la RFEF.

Droit comme un "i", Florentino Pérez s'est présenté devant son auditoire pour souhaiter la bienvenue à son nouvel entraîneur, nommé pour les trois prochaines saisons : "Merci à tous d'êtres ici pour cette présentation de notre nouvel entraîneur. Une présentation que nous pensions réaliser après la Coupe du monde, mais une série de circonstances a fait que nous sommes là aujourd'hui. Bienvenue Julen Lopetegui."

Après avoir dressé le portrait élogieux de celui qui fut joueur puis entraîneur de la réserve du Real Madrid par le passé, Florentino Pérez n'a pas tardé à revenir sur la décision du président de la fédération espagnole, qu'il estime tout simplement injuste : "Je sais que tu rêvais du Mondial et de diriger le Real Madrid, et les deux étaient parfaitement compatibles. Le Real Madrid et Julen Lopetegui ont trouvé un accord dans l'exercice de la libérté des parties. Nous avons respecté les clauses et cela devait être effectif après le Mondial. Nous pensions que la communication devait se faire rapidement. L'objectif était de montrer de la transparence pour éviter les rumeurs."

Pour Florentino Pérez, que ses détracteurs accusent d'avoir foutu le boxon en négociant en douce, le Real Madrid dérange : "Ceux qui me connaissent savent que je ne pratique pas la victimisation, mais arrive un moment où nous, madridistes, devont faire face à un courant qui tente de faire du mal à notre club alors que nous traversons l'un des moments les plus glorieux de notre histoire."

"Une absurde réaction de fierté mal placée"

Le président merengue estime tout simplement avoir été dans son bon droit et ne s'est pas privé pour personnellement attaquer Luis Rubiales : "Jamais dans l'histoire du football, quel que soit le pays, un accord de ce type n'a été considéré comme un acte déloyal ou comme un problème. Pour ceux qui parlent de dissimulation, il n'y a rien de tout ça. Nous avons trouvé un accord en quelques heures et nous avons décidé de le rendre public rapidement pour éviter les rumeurs. J'ai parlé de cet accord avec la fédération. Ce qui devait être quelque chose de normal s'est transformé en une absurde réaction de fierté mal placée. Quelques heures plus tard, le président de la RFEF a eu une réponse disproportionnée."

Et Florentino Pérez d'enfoncer le clou : "Il n'y a aucun argument pour justifier que Julen Lopetegui ne soit pas demain sur le banc de la sélection."

"Le jour le plus triste de ma vie depuis le décès de ma mère"

Très ému, Julen Lopetegui a ensuite pris la parole, terminant son discours en larmes : "C'est un jour pour être ému et dire ce que j'ai envie de dire. Merci, président. Merci, Real Madrid. Pour la confiance et la responsabilité que j'assume avec une énorme fierté. Je sais dans quel club j'arrive. L'exigence est totale ici. Nous allons essayer d'être à la hauteur du club. Je m'en sens capable. Hier fut probablement le jour le plus triste de ma vie depuis le décès de ma mère, mais aujourd'hui, c'est le plus beau jour de ma vie."

Le nouvel entraîneur du Real a ensuite répondu aux questions des journalistes et livré sa chronologie des faits, de l'annonce de sa future nomination au Real à celle de son licenciement : "Je vais être bref. Le premier à avoir été au courant, c'est le président Rubiales. Il m'a même félicité. Je voulais faire une conférence de presse le jour même de l'annonce du Real (mardi), mais Rubiales n'était pas sur place et il m'a demandé d'attendre car c'était normal que cette conférence de presse se fasse avec lui, même si moi je voulais qu'elle se fasse le plus tôt possible pour qu'elle soit la plus éloignée possible du match face au Portugal. Le jour suivant (mercredi), il s'est passé ce qu'il s'est passé (son licenciement), mais ce qu'il s'est passé entre ces deux moments, je l'ignore. Il fallait être honnête et transparent et ne rien cacher. C'était mal et je ne le voulais pas. Mes joueurs l'ont appris et l'ont parfaitement assimiler. Ce groupe de joueurs est magnifique."